
Le Comité Départemental d’Education pour la Santé de la Sarthe (CODES 72) a été créé en 1964 au sein de l’Association d’Hygiène Sociale de la Sarthe (AHSS), association loi 1901 à but non lucratif, reconnue d’utilité publique.
Le CODES est au cœur d’une structure sociale et médico-sociale qui gère un Service d’Education Spécialisée, un Institut médico-éducatif, le Centre médical François Gallouëdec (soins de suite et réadaptation), un Service d’Hospitalisation à Domicile, un Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie et Tabacologie et un Service Coordonné de Soins à Domicile.
Le CODES est un lieu privilégié de rassemblement, de concertation, de coordination et d’action de l’ensemble des partenaires publics et privés (administrations, associations, élus, organismes de protection sociale...) concernés par l’éducation pour la santé dans le département de la Sarthe, au bénéfice de la population locale.
Dans la limite des moyens qui lui sont alloués, il assure un rôle de référent et de centre de ressources en éducation pour la santé.
Le CODES a aussi pour mission de défendre et de promouvoir l’éducation pour la santé en général.
Il est chargé de :
Les membres du réseau des comités (il en existe en général un par département) partagent l’idée, à l’instar de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) que la santé peut être considérée comme une ressource pour agir et non pas simplement comme l’absence de maladie.
La diversité des déterminants de santé est reconnue, qu’ils soient génétiques, psychologiques, sociaux, culturels, économiques, politiques, écologiques ou philosophiques. Chaque individu, bien que libre et responsable, n’a pas la capacité, seul, d’agir sur l’ensemble de ces déterminants. La surdétermination sociétale des comportements de santé doit être impérativement prise en compte dans les démarches d’éducation et de promotion de la santé.
Les habitudes de vie de la population sont le résultat de l’adaptation à ses conditions de vie et aux différentes influences sociales.
Ces habitudes, qu’elles qu’en soient les conséquences sur la santé, peuvent être facteurs de qualité de vie individuelle et de cohésion sociale.
La nécessité de respecter ces équilibres impose la prudence quand les populations sont invitées à réfléchir sur d’autres choix de vie, meilleurs pour la santé du point de vue du technicien.
Dans cet état d’esprit, il convient de promouvoir le respect de l’Homme et de son évolution et d’accompagner les éventuels déséquilibres causés par les changements de style de vie.
Le réseau des comités reconnaît comme préalables à la santé et à la promotion de la santé, ceux définis dans le cadre de la déclaration de Jakarta sur la promotion de la santé au XXIe Siècle (4éme conférence Internationale sur la promotion de la santé).
Rejetant les méthodes injonctives et normalisatrices, le réseau des comités fonde son action sur la responsabilisation et l’éclairage des choix.
Le réseau des comités prône la participation de la population comme fondement de son action : la participation effective de la communauté est sollicitée dans chaque action mise en œuvre au stade même de la définition des objectifs.
Les personnes et les groupes sont reconnus comme défenseurs d’un savoir et de compétences sur leur santé et libres de faire leurs propres choix en cette matière.
Une bonne santé est à la fois une condition et une conséquence d’une bonne intégration sociale et économique.
Les membres du réseau des comités portent un intérêt identique à chaque personne, quels que soit l’âge, le sexe, l’identité culturelle, l’origine ethnique et l’appartenance idéologique.